Yasmine Motarjemi, «les employés sont découragés de rapporter les faits»

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Ex-sous directrice chez Nestlé, Yasmine Motarjemi se bat en justice contre le géant de l’agroalimentaire pour harcèlement par la direction de Nestlé dans le cadre de son travail. De 2006-2010, elle a rapporté en interne des failles dans la gestion de la sécurité alimentaire, sans être écoutée. Certaines de ces failles ont par la suite contribué à divers incidents. Après l’avoir retardé à deux reprises, Nestlé a demandé la suspension du procès en 2013.

PAR CHRISTIAN CAMPICHE

Qui? Yasmine Motarjemi, 58 ans, divorcée, 1 enfants, domiciliée à Nyon en Suisse. Ex-sous directrice chez Nestlé, en charge de la sécurité alimentaire au niveau mondial.

Où? Son histoire s’est déroulée chez Nestlé SA, Vevey, Suisse.

Quoi? Yasmine Motarjemi  dénonce:

1. L’attitude négligente de Nestlé qui a conduit a divers incidents de sécurité alimentaire et la culture de peur de l’entreprise.

2. Le laxisme des autorités qui ferment les yeux et n’enquêtent pas sur les événements qui se sont passés entre 2006 et 2010 et leurs effets sur la sécurité des produits.

3. Un système de gouvernance dysfonctionnel chez Nestlé

La Méduse a demandé à Nestlé de prendre position. «Nous rejetons les accusations de harcèlement moral et psychologique faites par Yasmine Motarjemi que nous considérons complètement infondées et contraires à la réalité», répond la porte-parole Meike Schmidt dans un courriel daté du 23 décembre 2013. «Nous ne tolérons pas le harcèlement, et toute allégation de harcèlement est prise très au sérieux et fait l’objet d’une enquête approfondie. Nous avons mis à disposition différents moyens auxquels les employés peuvent recourir en cas de conflit, y compris un service de médiation interne et un programme d’assistance externe aux employés. En ce qui concerne la qualité de nos produits, les affirmations de Madame Motarjemi sont tout simplement fausses. La sécurité et la qualité de nos produits sont notre priorité absolue. La sécurité alimentaire est d’ailleurs bien trop importante et nous ne tolérons pas des défaillances dans ce domaine. Plus de 5’000 employés Nestlé travaillent dans le domaine de la sécurité alimentaire dans le monde entier et s’assurent que nos produits correspondent aux normes de qualité les plus strictes. Notre système interne de qualité est audité et vérifié par des institutions de certification indépendantes afin de prouver sa conformité avec nos normes internes, les normes ISO et les exigences légales en vigueur partout dans le monde», conclut la porte-parole.

Yasmine Motarjemi donne l’alerte sur le fait que «le harcèlement  psychologique est un mal très répandu dans la société, un style et un outil de management dans les entreprises alors que pour les victimes c’est une torture psychique affectant leur santé ainsi que leur vie familiale et sociale. Il y a urgence de corriger cette situation car le harcèlement est une violation des droits de l’homme. Par ailleurs, le système de gestion des risques – à tout le moins dans le domaine alimentaire – n’est pas adapté à un monde globalisé. Dans le secteur alimentaire, il n’y a aucune autorité de surveillance mondiale pour vérifier les pratiques des entreprises multinationales sur le plan international. En Suisse, le système judicaire ne répond pas aux besoins des employés, particulièrement ceux des entreprises multinationales qui ont des moyens presque illimités ainsi qu’un pouvoir d’influence et une mainmise sur la société. Les droits des individus, la liberté d’expression tout particulièrement, sont bafoués en faveur de la protection de la réputation de grandes entreprises. Dès lors,  sans moyens ni le droit de s’exprimer, les employés lésés sont condamnés à un silence insupportable.» Le donneur d’alerte (whistleblower) joue un rôle essentiel dans la société, mais en Suisse leur protection ne va pas assez loin, conclut Mme Motarjemi. «Le projet de loi sur les lanceurs d’alerte vise à protéger la réputation des grandes entreprises, sans véritablement considérer les enjeux pour les lanceurs d’alerte, tout particulièrement ceux qui sont sujets à des représailles et subissent le harcèlement et le licenciement. Il ne détermine pas non plus  les sanctions pour les entreprises qui omettent d’enquêter correctement les irrégularités dénoncées en interne ou exercent le harcèlement sur leurs employés.  Dans ces conditions, les employés sont découragés de rapporter les faits.»

 

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22 Responses to “Yasmine Motarjemi, «les employés sont découragés de rapporter les faits»”

  1. Michèle Herzog 26 décembre 2013 at 14:01 #

    Une fois de plus je constate que c’est une femme qui a le courage de révéler certains faits et de lancer l’alerte. Je vous félicite, Madame, pour votre combat et j’espère que d’autres employés oseront révéler leur situation. Avec tous mes Voeux de succès en 2014. Merci de nous tenir au courant de l’évolution de votre affaire. Meilleures salutations. Michèle Herzog

  2. Nicola D'Amico 26 décembre 2013 at 17:45 #

    Non,
    il n’y pas seulement Yasmine qui a eu le courage de dénoncer,
    J’ai aussi essayé sans pourtant y réussir.
    Les avocats se font aussi acheter. (J’en ai payé quatre, mais aucun n’a eu le courage de trainer Nestlé devant un tribunal) Je suis parti en retraite sans obtenir la moindre justice.
    Je me suis retrouvé tout seul !! Le mobbing c’est aussi ça !!

  3. Juan Carlos Hernandez 26 décembre 2013 at 18:38 #

    Merci d’avoir consacré ces lignes à Yasmine Motarjemi. Son combat est très courageux. Qu’elle soit perdante ou gagnante devant la justice, grâce à elle l’éthique aura gagné pour une fois. Elle fait partie de ces grains de sable qui me font espérer qu’un monde meilleur est encore possible. Merci encore

  4. Yasmine Motarjemi 26 décembre 2013 at 19:21 #

    C’est juste, Nicola, C’est le sens de mes propos. Aujourd’hui les gens qui veulent dénoncer les mauvaises pratiques et les injustices n’ont pas assez de soutien: ni légalement, ni médiatiquement et ni financièrement. Ceux qui lèvent la voix que ce soit pour les mauvaises pratiques dans la gestion des risques ou pour leur propre maltraitance ne sont pas entendus. Cela crée beaucoup de souffrance, beaucoup de vies brisées. Alors, ce que je dénonce n’est pas seulement ce qui m’est arrivé mais le fait que nous vivons dans une société qui devient de plus en plus inhumaine, ou l’individu est écrasé au profit des grandes entreprises.

  5. Michèle Herzog 27 décembre 2013 at 14:42 #

    A Nicola et à Yasmine: Merci très vivement pour vos témoignages. Il ne faut pas croire que les combats sont impossibles seulement contre les grandes entreprises. Les combats sont impossibles dès qu’il existe des intérêts financiers importants. Et j’en fais l’expérience depuis des années. Mon avocat m’a caché des documents comptables primordiaux puis a déposé une plainte pénale contre moi … Et j’ai été condamnée pour diffamation ! La justice n’existe pas. Il faut ensuite des moyens financiers énormes pour se défendre … Meilleures salutations.

  6. linceul 27 décembre 2013 at 20:20 #

    J’ai connu une cadre, qui avait un légère tendance à la manipulation, la structure de ses courriers était toujours identique: une partie d’analyse objective, puis une synthèse très réfléchie et toujours en conclusion: une phrase courte et cassante. Ca donnait l’impression que la gestion du temps dans une multinationale est un asservissement voulu, une manière d’empêcher de réfléchir, de robotiser et une possibilité d’écraser l’autre dans un discours synthétisé, un flux en réseau sans humanité. J’avais aussi le sentiment d’être face à un modèle simpliste et superficiel de vision du monde, de faux. Ca amenait à l’auto-critique sans que l’émetteur se remette en question, en cela c’était manipulateur.

  7. Yasmine Motarjemi 28 décembre 2013 at 18:28 #

    Je souhaite ajouter quelques commentaires sur les déclarations de Nestlé, si l’espace me permet.

    « Je ne conteste pas tout les systèmes de gestion de sécurité alimentaire qu’on applique chez Nestlé. Certains sont obligatoires par la loi. J’ai même dirigé et contribué au développement de ces systèmes. Les déclarations de Nestlé sont des déclarations générales . La question importante pour les consommateurs est de savoir comment une entreprise réagit quand il y a une faille, une personne qui ne fait pas son travail comme il faut, ou quand un dirigeant donne des instructions erronées ou même risquée et quand le responsable de la sécurité alimentaire donne l’alerte. C’est dans l’adversité qu’on apprend à connaître les vraies valeurs et l’éthique d’une personne ou d’une entreprise. Est-ce qu’on peut faire confiance à une entreprise qui ne veut même pas connaître et réparer ses erreurs?
    Alors, même si en surface les affaires sont plus ou moins bien gérées, le diable est dans le détail. Dans la gestion des risques, toute faille peut avoir des conséquences négatives graves (rappelez vous BP et la marée du golfe de Mexique). Quand il s’agit d’une grande entreprise, les dégâts seront à grande échelle. Ici il s’agit de la santé des consommateurs, alors on ne peut pas consciemment fermer les yeux sur les failles. J’ai à maintes reprises donné l’alerte et j’ai invité la Direction d’auditer mon département, mais on délibérément refusé. En 2008, il y a eu l’incident de mélamine en Chine et les produits Nestlé ont du être rappelés.

  8. Charly Pache 28 décembre 2013 at 23:11 #

    Très juste, ils tentent de protéger malgré les preuves accablantes et les nombreux témoignages qui démontrent le contraire de ce qu’ils prétendent. Cette porte-parole est payée pour cela, j’espère qu’au fond d’elle elle ne soit pas fière de contribuer à une imposture dangereuse pour la santé publique. Yasmine Motarjemi a travaillé pour Nestlé pendant 10 ans et connait très bien son sujet. Avant cela elle a travaillé 10 ans pour l’OMS dans la sécurité alimentaire également. Quand est-ce que ces multinationale comprendront qu’il est dans leur intérêt d’avoir non seulement des processus parfait sur le papier mais également dans la réalité ? Ces imposteurs là, nous allons les démasquer en 2014, malgré leurs milliards. Bonne année, et courage !

  9. Nicola D'Amico 29 décembre 2013 at 17:29 #

    Le procès Yasmine contre Nestlé n’est pas le premier.
    J’espère que Yasmine puisse avoir la force d’aller jusqu’au but.
    Aucun des précédents procès ne s’est terminé, avec une condamnation, car Nestlé a payé avant qu’un jugement ne soit prononcé.
    Je pense que les avocats se soient attribué la part du lion à chaque fois qu’un accord a été trouvé. Des avocats qui osent il y en a déjà peu, et, étrangement ils n’osent plus une seconde fois. (C’est ce qui m’est arrivé)
    Pourquoi ils n’osent plus, mais il vous « pompent le fric » pour finalement vous abandonner à votre triste sort ?
    Et que fait le pouvoir politique auquel je me suis aussi adressé ? Rien !!
    Et pour cause. Ils mangent ensemble, à Orbe, à Lausanne ou à Berne.
    En attendant, les harcelés payent presque toujours avec la compromission de leur santé, pendant que les copains harceleurs continuent de sévir sur le peuple des plus faibles, le plus souvent sur les meilleurs collaborateurs et sur ceux qui ont donné leur sang à l’entreprise.
    (Je l’ai donné pendant 36 ans, avant de tomber en disgrâce !!)

    J’ai assisté à l’une de ces séances au Tribunal Cantonal de Lausanne et le grand patron des RH de Nestlé, avait triste mine assis sur cette vielle chaise en bois, face à un juge et avec une foule de spectateurs derrière son dos. Brabeck a évité cette honte en sortant le porte-monnaie.
    Bien entendu ce DG des RH, nous a raconté un tas de salades sur les actions entreprises afin de lutter contre le mobbing. Actions restées toutes et seulement sur le papier. Actions décidés seulement après un sondage opéré en fin 2001, échappé au contrôle patronal.
    J’en avais personnellement expérimenté quatre sur cinq, de ces fameuses actions. Les unes plus nulles que les autres !! Finalement j’ai consulté volontairement un Psychiatre.
    L’incompétence dans le domaine du mobbing chez les spécialistes internes à Nestlé, est nulle. Le Psy, me l’a confirmé, sur la base des documents que je lui ai soumis. Toutefois de témoigner contre Nestlé on n’en parle même pas. C’est aussi ça le drame des harcelés.
    On vous laisse seuls face au colosse.

  10. Yasmine Motarjemi 29 décembre 2013 at 20:29 #

    Nicola soulève un point important auquel je souhaite répondre. Si les dirigeants de Nestlé avaient été condamnés auparavant, peut-être que je n’aurai pas vécu cela, ni Nicola et les autres collègues de Nestlé qui m’ont contactée pour me témoigner des expériences similaires. Peut-être que les autres entreprises tireront une leçon?

    Les dirigeants de Nestlé agissent comme ils le font car la société le permet; parce que les politiciens, les autorités, les membres du public ne réagissent pas, ne demandent pas de questions, ne protestent pas. Ils lisent les informations, puis ils ferment les yeux. Après, on s’étonne qu’il y a la fraude de la viande de cheval et on se plaint des crises de sécurité alimentaire ou autres. Les autorités ne cherchent pas très loin non plus.

    Le pire est que ceux qui par leur profession devraient soutenir cette cause me demandent d’oublier et tourner la page. En d’autres mots, on me pousse à nourrir la corruption. Je ne comprends pas la réaction des gens qui descendent dans les rues pour dénoncer la corruption ou qui critiquent la corruption verbalement, puis quand une personne se bat contre la corruption on lui dit « pourquoi tu perds ton temps »? S’il y a corruption dans notre société, c’est peut-être parce que nous le méritons.

  11. Yasmine Motarjemi 30 décembre 2013 at 12:29 #

    Une petite partie des faits est présentée dans l’article ci joint: http://www.lacite.info/dans-les-coulisses-dune-plainte-pour-harcelement-contre-nestle/

  12. claudio maraviglia 25 juin 2014 at 09:18 #

    Je salue le courage et l’honnêteté de Yasmine Motarjemi. C’est le combat de David contre Goliath mais j’espère vivement qu’elle sera entendue. Il faudrait plus de personnes comme elle qui osent s’insurger contre l’injustice et la corruption pratiquées par les « Grands ». Je la soutiens de tout mon coeur.

  13. Girschweiler RM 27 juin 2014 at 12:54 #

    Chère Madame, Merci infiniment de votre courage et de votre éthique, conjugués à une conscience professionnelle et une intelligence au service des autres. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » a écrit Rabelais. C’est plus d’actualité que jamais.
    Maintenant il va falloir suivre les nouvelles de votre combat …. et faire tout ce qui est possible. Vous n’êtes pas seule …. Et s’il faut se mobiliser, pour ce qui me concerne, je le ferais.

  14. Yasmine Motarjemi 28 juin 2014 at 06:29 #

    Je vous remercie pour vos messages de sympathie. Cela me réconforte beaucoup car les personnes qui comprennent ce que je fais, pourquoi je le fais, et à quel prix ne sont pas nombreuses. Votre témoignage m’est très précieux et me confirme que mon combat est juste.

  15. Pilar Ackermann 21 septembre 2014 at 20:44 #

    Merci infiniment Yasmine.

  16. Yasmine Motarjemi 24 février 2015 at 18:18 #

    Suite à la séance du 25 juin 2014, la juge avait emis l’ordonnance de Preuves en novembre 2014. Dans ce document elle a écarté un certain nombres d’allégués.

    En décembre 2014, Nestlé a porté plainte contre la décision de la juge au tribunal de recours, en postulant que la décision de la juge privait Nestlé de la liberté d’expression.

    A l’instant, je viens d’apprendre que la Chambre « des Recours » du Tribunal cantonal a déclaré le recours de Nestlé SA « irrecevable ».

    Nestlé a trente jours pour faire recours au Tribunal Fédéral.

  17. Yasmine Motarjemi 24 février 2015 at 18:21 #

    Un complément d information sur mon histoire: voir l’article

    Mon devoir envers la société et l’humanité, L’ Essor, Février 2015

    http://www.journal-lessor.ch/article.php?a=2015&n=1&art=51

  18. Serge Pitter 22 septembre 2015 at 21:47 #

    Madame, je salue votre courage. Je devine les moments très durs que vous avez traversés. Je connais 5 cas de mobbing chez Nestlé dont 4 provenant de la même « mobbeuse » avec des dégâts moraux/psychologiques considérables et la lâcheté de ceux qui pourraient intervenir RH notamment. De plus le problème de cette mobbeuse est parait-il connu du siège à Vevey, mais on juge comme c’est à Orbe que ce n’est pas majeur. Pendant ce temps la liste des victimes s’allonge. Je suis halluciné par le temps et l’énergie que consacrent ces pervers à échafauder leurs tactiques assassines. Autour on trouve ceux qui craignent pour leur sort, ceux qui s’en moquent tant que ça ne les touche pas, et enfin les « collabos » pensant se faire bien voir des mobbeurs en leur donnant un coup de main (je l’ai aussi vu: pendant 2 ans, un groupe de 4 collabos qui s’est acharné sur un très bon ingénieur que j’ai vu au bord des larmes). La concurrence mondiale est assez vive pour doner libre cours à des pratiques aussi perverses.

  19. Yasmine Motarjemi 10 décembre 2015 at 17:40 #

    Vous avez probablement déjà vu la presse à propos du procès de Nestlé. C’est ironique, deux piliers du concept de développement durable étaient en discussion, début décembre 2015, un pour l’aspect humain à Lausanne, et l’autre à Paris sur l’environnement.

    Je partage, ici, l’article de Nils Klawitter de Spiegel qui présente les faits sous une autre perspective. http://m.spiegel.de/wirtschaft/unternehmen/a-1066134.html

    Cette semaine, le magazine Annabelle (numéro 22 ) vient également de publier un article sur mon combat (dans les kiosques). http://mobile2.12app.ch/articles/25811488 . Je souhaite mentionner qu’il a été préparé par Madame Barbara Achermann sur la base de mon dossier.

    Voir ci-joint l’article du Noemi Landolt à WOZ .

    Egalement, dans sept.info un article par Alain Maillard pour corriger et clarifier les fausses informations circulant à propos de ce procès ( http://sept.club/en-proces-contre-nestle/)

    Parmi les articles en langue française, l’article du journal 24 Heures est peut-être le plus recommandé. Il rapporte également mon témoignage i.e. une expérience de torture (psychique) : http://www.24heures.ch/vaud-regions/lausanne-region/nestle-juge-mobbing-excadre/story/21369244. Ceci est important car j’affirme que le harcèlement psychologique, comme l’exercent certains employeurs particulièrement pour faire taire les lanceurs d’alerte, n’est rien moins que de la torture psychique. Il est impératif que les défendeurs des droits de l’homme se préoccupent de ces pratiques.

    Le magazine allemand Emma va également produire un article dans les semaines à venir.

    Suite à ces informations, de nombreuses personnes me témoignent d’avoir été victimes de problèmes similaires . La plupart des victimes n’ont pas la possibilité de porter plainte, de faire valoir leurs droits et exprimer leur mal. Alors je pense que la situation est grave et inacceptable pour un pays de droit et symbole de la démocratie dans le monde. Le développement durable était supposé d’avoir trois piliers : les finances, l’ environnement, et l’humain. Je constate que de ce concept nous n’ avons gardé que le pilier finances.

    Avec mes sincères remerciement pour le travail des journalistes cités.

  20. Christian Campiche 1 février 2016 at 22:31 #

    Yasmine Motarjemi interviewée sur Euronews:
    http://fr.euronews.com/2016/01/29/yasmine-motarjemi-seule-contre-nestle/

  21. Yasmine Motarjemi 5 avril 2016 at 19:20 #

    Un Empire dans mon Assiette- Une Femme en Colère. Interview avec la télévision France 5 et Le Monde: Juillet 2014.

    https://www.youtube.com/watch?v=Z7A8csEBl1g

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