Les coups d’encre de Sam – Ne nous Trumpons pas d’ennemi


L’élection de Trump ne me choque pas et non,  je ne trouve pas ça horrible.

PAR SAMUEL WAELTI

Pas parce que je suis blanc et blond aux yeux bleus comme j’ai pu me l’entendre dire. Donc je ne suis pas concerné par ses idéaux racistes. Mais simplement parce que je n’ai pas eu à attendre la 45ème élection présidentielle aux Etats-Unis pour me sentir consterné par la décadence qui envahit notre monde depuis le «PLUS JAMAIS» de 39-45.

Je ne dis pas acquiescer aux propos de ce personnage, bien au contraire, mais je refuse de me plier à un coup de gueule aussi éphémère qu’une mode qui n’ira pas plus loin qu’une saison hivernale. Je suis arrivé à un stade où j’ai honte, honte de boire la soupe sans broncher. Honte parce qu’au final la seule chose dont je me soucie vraiment est de trouver un boulot pour pouvoir me payer tout un attirail bien confortable au détriment d’une Afrique qui saigne. Et je n’ai pas attendu le 20 janvier 2017 pour cela. Vous êtes horrifiés? Vous trouvez cela détestable?

Alors je vous invite, à vous extraire de la mondialisation, de ne plus engrosser les «Trumps» par nos vies mondaines. Pour ma part je ne vernirai pas ma culpabilité par des pseudos-valeurs car se contenter du quotidien aux portes de la troisième guerre mondiale c’est avoir les mains sales. C’est trop facile de fermer les yeux et de l’ouvrir quand la fleur de notre passivité donne fruit.

Ce coup d’encre n’a pas pour but de décourager les activistes qui se battent réellement pour faire avancer les choses, il s’adresse simplement à ceux qui ont bavé «Yes i can», cri de guerre qui résonne encore au Pakistan, en Somalie, au Yémen, en Irak et en Syrie. Huit années de guerre ininterrompue, une bombe qui explose toute les 20 minutes, les USA, un pays adulé qui se pose comme donneur de leçon et où le président reçoit un «prix Nobel de la paix». Sérieusement?

Une nation belliqueuse qui a passé le 93 % de son existence à faire la guerre pour s’approprier le bien d’autrui au nom de la démocratie, tu parles d’une carotte. Aujourd’hui, confrontés au processus de ladite démocratie, le peuple américain et les spectateurs que nous sommes s’insurgent et crient au scandale. Trump, soi-disant mis en place par le Sieur Poutine, personne n’en veut.

Je ne dis pas que Donald Trump sera l’homme providentiel, ni qu’il fera mieux ou pire que ces prédécesseurs. Ce n’est pas lui qui m’horrifie mais le chemin qui nous a tous conduits aux êtres de son espèce. Mais nous en reparlerons car l’hiver pourrait s’étendre jusqu’en mai avec l’accession au pouvoir du pendant féminin français de ce « cher » Donald.

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One Response to “Les coups d’encre de Sam – Ne nous Trumpons pas d’ennemi”

  1. Bertrand Baumann 24 janvier 2017 at 07:48 #

    Entièrement d’accord avec vous. Et la Suisse ne fait guère mieux, nous qui soutenons de toute notre puissance financière ce capitalisme impérialiste (« mondialiste »). Un changement de cap exigerait d’abord de lutter contre l’hypocrisie ambiante ici-même. Votre article va exactement dans ce sens.

    Bertrand Baumann

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