L’intensité expressive et fluide d’Andrea Dora Wolfskämpf

Méduse-Doraph

La plupart des toiles ne portent pas de titre. Mais les plus grandes ont des noms évocateurs: La reine du bal, L’oiseau noir, Carnaval, Le bonhomme, Le voyage bleu. «Chaque tableau est le résultat d’un intense moment de vie, une manière de retenir l’instant qui passe», explique Andrea Dora Wolfskämpf dans la brochure distribuée à l’occasion d’une invitante exposition à l’espace Plexus Art Gallery au Petit Palais du Montreux Palace. L’événement regroupe plus de quarante œuvres que l’artiste a réalisées au cours des dernières années, dont quelques grands formats de 4 mètres sur 2 créés spécialement pour les murs du Petit Palais où elle côtoie Ringo Starr et d’autres musiciens habitués des lieux, tranquillement installés sur des chevalets pour images dans la salle aux banquets (photo la Méduse).

Andrea Dora Wolfskämpf, lit-on dans sa biographie, est née à Diepholz, en Allemagne du Nord, en 1967. Elle a fréquenté l’Université de Vienne, la Kunstakademie de Düsseldorf et l’Ecole des beaux arts de Bremen. D’abord passionnée pour la création de costumes et de décors de théâtre, elle a longtemps travaillé dans ce domaine, d’abord en Allemagne et ensuite en Suisse. Elle a participé à des aventures artistiques comme «La flute enchantée» ou «Le Carnaval des animaux» au Festival Yehudi Menuhin à Gstaad. Depuis plusieurs années, elle se consacre exclusivement à la peinture, en exposant régulièrement en Suisse. En vernissant l’exposition jeudi 8 octobre 2015, le syndic Laurent Wehrli n’était pas peu fier de relever que c’est à Montreux, où elle possède son atelier, que l’artiste vit désormais.

A coup de couleurs vives – acrylique et oilstick – et de lignes juste esquissées, Andrea Dora Wolfskämpf entend créer «une peinture expressive et fluide à la fois». Il faut l’observer sur youtube dans une performance réalisée en 2008. Elle peint en direct en utilisant autant la main droite que le bras gauche, frotte et lave d’un geste énergique sa toile avec des couleurs. Pour mieux ancrer la peintre, elle s’appuie sur les bords du tableau comme s’il s’agissait d’une rampe d’escalier.

«Qu’est-ce que la peinture? Qu’est-ce que la vie?, s’interroge l’artiste. Distraction, le regard lointain… sensibilisation détaillée au même moment. Chercher le charme impénétrable de l’incertitude, encore et encore…».

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