Les coups d’encre de Sam – Allez, réveille toi, citoyen suisse! C’est l’heure d’aller bosser!


La Suisse et le boulot, ce n’est pas une sinécure!

PAR SAMUEL WAELTI 

En moyenne l’Helvète travaille 41,7 heures par semaine. Si l’on jette un oeil aux alentours, il n’y a pas photo: les Français s’échinent 37,5 heures, les Italiens 36 et les Allemands 35,3.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, en Suisse on ne rigole pas. Notre nation s’enjaille au rythme endiablé et tonifiant de son gagne-pain, mais quand les pas de danse se font trop intenses, les chutes sont souvent de la partie.

Effectivement, le travail c’est la santé mais seulement si on sait la conserver! Selon une enquête européenne des entreprises sur les risques nouveaux et émergents (ESENER), menée en 2014, l’Helvétie obtient la médaille de bronze…, certes au niveau de la négligence vis à vis de “la matière humaine” mais la médaille de bronze tout de même! Ce que nous révèle un article du “Temps”.

L’IST (l’institut universitaire de santé au travail) dévoile que depuis près de deux ans s’accumulent les demandes de consultation pour les effets secondaires du surmenage tels que le stress, les burnouts,
dépressions, etc… L’article datant d’il y a plus d’un an (13 novembre 2014) soulève la question suivante: est-ce toujours d’actualité?

Mme Laure Treccani responsable de la communication à l’Institut universitaire romand de Santé au Travail (IST) le confirme à la Méduse: “la consultation de médecine du travail (Travail et souffrance) de l’IST est toujours sollicitée de manière soutenue. Il faut en effet un délai moyen d’un mois pour obtenir un rendez-vous auprès de cette consultation.”

Pourtant le soucis majeur des Suisses n’est visiblement pas de savoir si l’on travaille en bonne santé, mais simplement de savoir si l’on travaille. Le mot chômage en fait frémir plus d’un: 54% sur 1009 personnes plus précisément. Ce que témoigne le bilan d’estimations de l’institut gfs.bern sur mandat de Crédit Suisse, au sujet des préoccupations des Suisses.

Bien qu’il ait augmenté au second semestre 2015, le taux de chômage au pays de Guillaume Tel affiche un pourcentage de 3,2 contre 3,1 en 2014. Comparé à celui de nos amis français – 10, 6% et 9,1% pour l’UE -, il n’est pas dans un état critique.

Bien qu’une légère panique soit concevable au vu de l’augmentation de 0,1 % du taux de chômage en un an, nous garderons la tête froide. Et pour cause, OBSAN (L’Observatoire suisse de la santé), une institution mandatée par la Confédération et les cantons, nous l’explique: “les critères les plus discriminants sont à nouveau la présence d’un problème de santé chronique, ainsi que l’insatisfaction professionnelle et le stress psychique au travail.”

Pour conclure, Mesdames et Messieurs, avant de vous vêtir de costard et cravate pour suivre l’insoutenable chasse au billet vert du fin fond des nouvelles jungles urbaines, concevez que le problème surgit justement de là: chômage et surmenage se paient du bon temps, alors que votre cœur palpite à en chercher la cause.

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